Il était une fois

St-Nicolas-en-Forêt

ÉPISODE 1 - Les constructions

Publié le 24 mars 2020

6 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’activité sidérurgique en Lorraine est à son apogée. Les embauches se font par milliers. Afin de loger les travailleurs, de nouvelles cités sont construites à Hayange, Serémange, Florange, Guénange... Mais c’est un projet d’envergure qui est maintenant envisagé : la création d’une grande cité de 100 hectares. En 1950, l’emplacement est trouvé, le projet sera réalisé sur le plateau de Morlange, une forêt sur les communes de Ranguevaux et de Fameck.

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Lors de l’élaboration du plan, il est décidé de séparer les habitants selon leur hiérarchie dans l’usine. A l’Est les ouvriers, puis les employés et à l’Ouest les pavillons des ingénieurs.

Au coeur de l'hiver 1952

C’est en février 1952 que débutent les travaux de déboisement du plateau. Les arbres en dehors des zones construites sont conservés, ainsi les places, jardins et prairies de la cité neuve seront ornées d’arbres déjà adultes.

Au printemps, les voiries (chemins non bitumés) sont tracées et les constructions débutent par le «Bout des Terres». Les maisons en bandes, jumelées et individuelles poussent comme des champignons. Les bâtisses doivent être solides, elles sont fabriquées à la chaîne avec des coffrages pré-fabriqués dans lesquels est coulé un mélange de béton particulier. Les portes et fenêtres seront en bois et les volets en métal pour les logements des ouvriers. Les ingénieurs auront des volets en bois.

Construction d'un village

Dans un premier temps, sont bâtis 475 logements sous la forme de maisons individuelles, jumelées et en bandes. Chaque habitation est pourvue d’une salle de bain ainsi que d’un chauffage individuel. Elle se répartissent en trois catégories (50% ouvriers, 30% employés, 20% cadres), elles-mêmes de cinq à six types différents comprenant de trois à huit pièces principales.

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Mi-décembre 1952, la première famille emménage, elle arrive d’Aulnoy-les- Valenciennes, le patriarche est ouvrier lamineur d’origine Hollandaise : Arie Gorissen. Il s’agit là de la première famille du «nouveau» Saint-Nicolas-en-Forêt, mais la famille Joessel / Giroux, habite déjà sur le lieu, dans le vestige de l’ancienne ferme dite Longe-Côte, qui existait au XVIIIe siècle.

"Pendant que les logements poussaient, notre père était logé à la Vallée (Florange). Une fois notre maison construite, il est venu nous chercher, ma mère, mes frères et moi, en Haute-Marne pour emménager à Saint-Nicolas. Quand on est arrivé, la boue était partout, on est tout de suite allé en ville à Hayange, pour acheter des paires de bottes !" - Gérard M.

Alors qu'une majorité du plateau se situait sur le ban communal de Ranguevaux, une petite partie était sur Fameck, ce qui créa des situations rocambolesques sur les livrets de famille, lors des naissances et mariages.

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